Le viol : une arme de guerre de desctruction massive

De nombreuses personnes exilées présentes en France et en Europe ont subi des violences sexuelles dans le but de les faire taire, de les empêcher de se reconstruire, d’avancer, de continuer à vivre.
L'utilisation consciente et systématique de ces violences n’est pas le fruit d’une pulsion sexuelle mais bien de la volonté consciente et motivée d’y avoir recours comme une véritable arme de guerre. Car la guerre ne sert pas qu’à tuer, elle sert aussi à détruire un peuple, à l’anéantir sur des générations sans que jamais il ne puisse se relever.
Le prix Nobel de la Paix a cette année tourné tous les projecteurs sur ce sujet en choisissant deux personnes exceptionnelles qui œuvrent au quotidien pour la paix en dénonçant l’emploi de cette arme de guerre. Car comme l’a dit le Comité, agir contre les violences faites aux femmes c’est agir pour la paix.
Denis Mukwege un médecin gynécologue de République Démocratique du Congo, a consacré sa vie à “réparer les femmes” victimes de viols de masse commis dans son pays. Depuis ses début, il a soigné près de 50.000 victimes de viols à l'hôpital qu'il a fondé en 1999, l’hôpital Panzi à Bukavu.
Nadia Murad une jeune femme Yezidie d’Irak de 25 ans été victime de nombreux viols quand elle était esclave sexuelle de l’Etat Islamique. Elle a réussi à s’enfuir et depuis elle a assume son rôle de porte-parole et militante pour la paix. Le Nobel est plus que mérité.
Ce sont des histoires comme celles-ci, d’un homme et d’une femme qui n'ont pas abandonné, qui montrent que malgré l’horreur du quotidien, malgré les dirigeants aveugles et sourds au douloureux vécu des personnes migrantes, il y a encore des gens qui agissent concrètement.
Soyons toutes et tous des Denis Mukwege et des Nadia Murad, ne baissons pas les bras, continuons le combat pour faire reculer l’utilisation du viol comme arme de guerre !

Crédit photo : Huffington Post